« Deviens ce que tu es » ainsi parlait Zarathoustra ; je poursuis donc indéfiniment, au cours de mes révolutions autour du soleil, l’occasion de devenir ce que je suis : un œil voyageur.

– Optimiste et photographe, j’appelle toujours à tenter de développer le positif à partir du négatif.
Photographier c’est un regard posé sur la surface sensible, le papier mémoire. Un filigrane de silence de mon for intérieur, de puissance de l’âme.
– L’expérience que je vis, je me dois de l’explorer avec mes propres images, trouver une manière de la dire, de l’expliquer. Nous devons partir à l’aventure de ce que nous sentons, de ce qui nous traverse.
– Mon présent contient toujours des profondeurs nouvelles, j’explore la dimension du sentir. La dimension de l’expérience est un très beau sujet que peut aborder chaque être. Je partage la mienne en image.
La création d’une image est un moment silencieux et intime où l’homme se tient face à la nature, pour l’admirer et lui exprimer son amour filial.
Mon univers est un fluide mouvant, une part visible, relative aux activités humaines et l’autre invisible propre aux forces qui agissent sur l’homme.
– Mot & image, clair & obscur, bruit & silence, vide & plein,… tout est alternance.
Les rythmes de l’humanité, de la nature, du monde sonore… je tente d’harmoniser toutes ces lumières, de les inscrire en image, en symbole. Et l’œuvre s’accomplit.

Les mots ne me suffisent pas. L’écrivain n’est pas un photographe muni d’un Leica, il ne peut pas fixer un modèle animé d’un mouvement rapide.
Je suis de la sorte, d’abord un photographe, avec un grand besoin de beau, le mot beau est partout, c’est la quête de chacun.

P.R. 16 juin MMXX